06-02-2019
Japon : le JEFTA ouvre de nouvelles perspectives aux exportateurs français

Européens et Japonais ont toutes les raisons de se féliciter de l’entrée en vigueur, ce vendredi 1er février, de l’Accord de partenariat et de libre-échange entre l'Union européenne (UE) et le Japon - plus connu sous son signe anglais de JEFTA (Japon-EU Free Trade Agreement), signé le 17 juillet 2018.

« Côté japonais, ce sont une hausse de 1 % au moins de la croissance économique et 300 000 emplois créés que nous attendons », a dévoilé, pour sa part - dans un parfait français - Yoichi Suzuki, ancien négociateur en chef de l’accord, intervenant à ce séminaire.

Pour la France, réduction d'un lourd déficit commercial

Pour la France, l'enjeu est d'autant plus important qu'au-delà des nouvelles perspectives s'ouvrant aux entreprises, notamment aux PME, le JEFTA peut être l’occasion de réduire un déficit commercial bilatéral énorme : -3,3 milliards d’euros sur 11 mois, entre janvier et novembre 2018.

La France a des atouts. Le pays du Soleil levant est son douzième client, avec un montant d’exportations supérieur à 6 milliards d’euros sur les onze premiers mois 2018, d’après les Douanes françaises. Ce n’est donc pas négligeable. Par secteur, la pharmacie domine largement, avec une part de 14,5 %, devant les boissons, avec moins de 10 %, le poste navigation aérienne et spatiale, avec près de 9 %, et le secteur des machines et de la mécanique, avec plus de 8 %.

Pour les Européens, les avantages de l’accord UE-Japon sont multiples : ouverture des marchés publics dans 54 grandes villes japonaises, y compris dans le ferroviaire ; convergence des standards en matière automobile ; reconnaissance de 205 identifications géographiques (IG) d’origine européenne et démantèlement tarifaire dans l’agriculture, incluant le vin.

En sens inverse, s’agissant les secteurs les plus importants pour les Japonais, Tokyo a obtenu la levée des droits dans l’UE étalée sur sept ans pour l’automobile et quinze ans pour l’agriculture et la pêche. « Le Japon voulait l’élimination de tout droit dans l’automobile, l’électrique et l’électronique. C’était important avec le protectionnisme pratiqué de l’autre côté de l’Atlantique et la montée des pays émergents », a expliqué Yoichi Suzuki.

Source : https://www.lemoci.com/lettre-confidentielle/ue-japon-lentree-en-vigueur-du-jefta-ouvre-de-nouvelles-perspectives-aux-exporteurs-francais/

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